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Article publié dans la Voix du Nord du 3 janvier 2017 sur le projet de bureaux neufs à Saint-Nicolas-lez-Arras.

Quartier Chanteclair : des bureaux sur les ruines des tours, à l’automne

Une vue du projet d’immeubles de bureaux neufs à Saint-Nicolas-lez-Arras

Une vue du projet d’immeubles de bureaux neufs à Saint-Nicolas-lez-Arras, porté par le promoteur KIC

La friche laissée par la démolition des immeubles Izoard, Vercors et Galibier, au quartier Chanteclair, va accueillir des bureaux. Le chantier devrait débuter en septembre, pour une société qui y regroupera plusieurs de ses antennes. Le projet a été confié au cabinet KIC de Lille : «  Nous avons remporté un concours en avril 2015, pour des immeubles de bureaux, modulables. Nous allons construire deux bâtiments : l’un de 600 m2 en R+1, divisible en quatre. Et un de 400 m2, en R+1, divisible en deux, avec du stationnement aérien  », expose Lucie Lespagnol, responsable des programmes immobilier d’entreprise chez KIC.

«  Nous visons la pérennité et la performance énergétique. Dans la conception architecturale, l’exposition, l’isolement, le rafraîchissement, nous parvenons à améliorer les exigences de la réglementation thermique 2012 de 10 à 20 %  », explique Cédrick Delelis, président du directoire de KIC. Le permis de construire a été déposé il y a un mois.

Encore une parcelle à aménager

Le cabinet KIC a déjà mené plusieurs projets dans le cadre du renouvellement urbain dans la métropole lilloise. C’est son premier pas dans le Pas-de-Calais, où il souhaite «  s’intégrer dans le tissu  » local. «  Ça fait du bien de sortir de la Métropole européenne de Lille !  », confie Cédrick Delelis. KIC nourrit en effet d’autres ambitions dans l’Arrageois, pour du tertiaire et du logement. Il travaille notamment sur le concours de la friche Diderot à Arras.

Il restera une parcelle à aménager sur le terrain médiolanais, pour laquelle on cherche encore un investisseur, pour du logement non social, afin de créer une mixité de population. En fin d’année, le sous-préfet en charge de la cohésion sociale confiait que la première phase de rénovation urbaine avait été une «  grande réussite. Le quartier est exemplaire, parmi les plus aboutis du département. Hormis un peu de délinquance, mais la question de la vidéoprotection a été abordée, pour faire respecter les lieux  ».

Les tours du quartier Chanteclair avaient été détruites en mars 2015. PHOTO PHILIPPE PAUCHET
Les tours du quartier Chanteclair avaient été détruites en mars 2015. PHOTO PHILIPPE PAUCHET

 « Créer une dynamique »

Dans le cadre du Nouveau programme de rénovation urbaine (NPNRU), des études sont engagées, financées par la Caisse des dépôts, pour mieux cibler les besoins du marché économique et ceux de la population (logement, services), pour éviter les couacs de l’ANRU 1.

On pense aux cellules commerciales en rez-de-chaussée, qui peinent à trouver preneurs. Deux freins se dégagent : les cellules sont livrées brutes, ce qui nécessite des travaux coûteux ; et elles sont près d’autres activités commerciales. Les professions libérales, médicales et paramédicales, sont désormais ciblées pour occuper ces espaces. Pas-de-Calais Habitat a même mis en vente certaines de ces cellules.

L’arrivée d’une nouvelle population : un levier ?

L’économique et le social font l’objet d’un travail de fond, afin de «  créer une dynamique  », comme l’expose Alain Cayet, maire de Saint-Nicolas. «    On voit par exemple que l’arrivée d’Orchestra à Actiparc y contribue : des personnes sont intéressées pour habiter Saint-Nicolas. On aura cinquante-cinq appartements de la Foncière logement, puis la construction de soixante-six habitations par Pas-de-Calais Habitat et Coopartois sur la friche Perrenot et, par la suite, à la place de Vigala. L’objectif est aussi de passer les 5   000 habitants.  »

Un travail à long terme. Pour Vigala, les bureaux administratifs ont été transférés au siège de région, en Meurthe-et-Moselle, à la suite de la fusion des régions. «  Aucune modification n’est prévue pour les prochaines années  », précise la société, qui exploite le site médiolanais en plate-forme logistique pour le stockage et le transport d’alimentation animale.